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 .~. Alice Lavender .~. [FINI ! (ouf)]

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Alice Lavender
Enfant du bien
Alice Lavender

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MessageSujet: .~. Alice Lavender .~. [FINI ! (ouf)]   .~. Alice Lavender .~. [FINI ! (ouf)] EmptyVen 4 Sep - 22:19

IDENTITÉ DE VOTRE PERSONNAGE
    NOM : Lavender
    PRÉNOM : Alice
    AGE : 12 ans
    DATE DE NAISSANCE : 14 mai 1997
    LIEU DE NAISSANCE : Paris, France
    ORIGINES : Alice est née d'une mère française, et d'après celle-ci le père était japonais. La famille qui a adopté Alice avait des origines anglaises.
    ORIENTATION SEXUELLE : À vrai dire, elle n'en sait trop rien. N'ayant pas côtoyé beaucoup d'êtres humains dans sa vie, elle n'a eut aucune vie sociale, et donc aucune relation amoureuse.
    RANG SOCIAL : Bas. En sous-sol.
    STATUT : Enfant du Bien.
    MÉTIER : Aucun. Voleuse ? Non, Alice doit perdre cette affreuse habitude.

POUVOIRS DE VOTRE PERSONNAGE
SEULEMENT POUR LES MAGICIENS/ORACLES OU REVENANTS
    QUEL EST-IL : Inflammation de son corps, ou d'une partie de ce dernier.
    EFFETS : C'est très simple. Vous voyez votre main ? Imaginez que, d'un seul coup, vous ayez une flamme qui la remplace. Lorsqu'Alice est énervée, affolée, ou qu'elle ressent n'importe qu'elle émotion forte, une partie de son corps s'enflamme. Plus l'émotion est grande, plus la partie enflammée est étendue. Il n'est pas rare que, lorsqu'elle fait un cauchemar par exemple, Alice s'enflamme entièrement, détruisant les alentours ou les rendant cendre. C'est très embêtant, mais avec du contrôle, Alice pourra facilement utiliser son don comme une arme destructrice

    CONTRÔLE DU POUVOIR : Là encore, c'est très simple : Alice ne le contrôle pas du tout. Elle peut tuer quelqu'un sans le faire exprès : son premier baiser, si elle ne s'améliore pas jusque là, pourra finir ainsi. Oui, elle a encore de l'entrainement.
    AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS : Les inconvénients, vous l'aurez compris, c'est la dangerosité de ce don lorsqu'il n'est pas contrôlé. Alice provoque souvent des incendies, depuis son arrivée. Et puis, c'est très ennuyeux car Alice a continuellement une température corporelle de 41° C. Heureusement que les thermomètres n'existent pas encore... Les avantages, Alice ne les connais pas encore. Mais ils sont bien là. La puissance de ce don, par exemple, est l'un des atouts majeurs.
    AUTRES ://

DEscriptION PHYSIQUE
    CORPULENCE : Alice n'est pas bien grande, mais elle n'est pas excessivement petite non plus. Dans la moyenne ? Son mètre cinquante-trois doit l'être. Alice est élancée, mais loin d'être maigre, plutôt mince. La moyenne, rien de bien original.
    PHYSIONOMIE/ALLURE GÉNÉRALE : Alice se regarde dans la flaque qui recouvre une petite surface de la terre fine. L'eau lui renvoie une image d'elle floue et un peu plus sombre qu'en réalité, car le soleil est dans son dos. Mais le gros de son visage est là. Alice se reconnait, c'est le strict minimum. Elle se voit, pré-adolescente moche et banale. Mais qu'en est-il vraiment ? Seule une personne extérieure peut en juger.
    Alice a un teint peau-de-pêche, une peau légèrement halée et teintée de rose, comme après deux mois de vacances en bord de mer – avec une application solaire bien sûr. La jeune fille a un visage parsemé çà et là des impuretés de l'âge ingrat. Les contours de son visage sont plutôt ronds, se rejoignant sur une mâchoire fine, puis continuant en un menton assez fin lui aussi, légèrement pointu. Mais la seule chose que l'on voit vraiment sur ce petit visage, c'est bel et bien les yeux de la jeune fille. Des yeux allongés, presque bridés comme ceux d'une asiatique. En forme d'amende, ils sont dotés en leur centre d'un iris marron chaud, si sombre qu'il en devient noir lorsque l'éclairage se fait mince. Se faisant une minuscule place au milieu de cette mer brune, les pupilles tentent chacune de leur côté de se faire voir. Mais il est très dur de les discerner, tant l'iris peu être proche de leur couleur. Le regard d'Alice est enjoué, il ressemble étrangement à celui d'une petite fille prête à faire une énorme bêtise. Ses yeux sont parés de longs et recourbés cils noirs, cils que bien des filles auraient des raisons d'envier par leur longueur. Au-dessus, une paire de sourcils noirs et bien dessinés rendent le regard de la pré-adolescente plus doux. Son nez est plutôt banal, sans forme particulière, ni long ni excessivement petit. Les lèvres de la jeune Lavender sont fines, presque inexistantes – du moins pour la lèvre supérieure. La lèvre inférieure de la demoiselle est quant à elle légèrement plus charnue, mais pas pulpeuse pour autant. Tout autour de ce petit visage pratiquement angélique tombent en petite cascades saccadées les cheveux d'Alice. Ils sont courts, coupés en un dégradé qui titille la nuque et couvre les oreilles. Au milieu du front retombe la frange de la jeune fille, coupée de manière à ce qu'on doive la repousser en permanence pour avoir une vision digne de ce nom.
    Le corps en lui-même d'Alice est plutôt banal, ni agréable à regarder ni désagréable. Lorsqu'on regarde une photo d'elle ou qu'elle est statique, Alice n'est ni particulièrement belle ni particulièrement laide. Elle a juste le corps et la musculature d'une collégienne de son âge, ni plus ni moins. Mais la regarder lorsqu'elle marche, qu'elle bouge ou qu'elle fait une activité – n'importe laquelle – son allure ressemble étrangement à celle d'un félin, plus particulièrement à celle d'un chat. Elle marche doucement, prenant tout son temps. Ses hanches se balancent très très légèrement, comme lorsqu'un chat marche. Alice dégage autour d'elle un aura de confiance, mais pas d'une confiance totale, comme si elle gardait toujours un secret ou un plan en tête. Et oui, tout n'est pas acquis...

    ALLURE VESTIMENTAIRE : Un allure vestimentaire ? Alice n'a jamais eut d'argent, aussi ses choix étaient très restreints. La demoiselle a donc appris à se contenter d'habits simples et usés, comme de vieux jeans et vieux teeshirts recousus. Elle ne quitte pas quelques bracelets volés auxquels elle tient, puisqu'elle a beaucoup risqué pour les avoir.
    SIGNES DISTINCTIFS : De tatouage, Alice n'en a qu'un. C'est un W, situé au fond sa nuque, juste au-dessus de sa colonne vertébrale. Alice a également trois petites tâches de naissance sous son œil droit, comme trois écailles de serpent.

DEscriptION PSYCHOLOGIQUE
    GÉNÉRALITÉS : Alice est sainte d'esprit. Oui, je tient à le dire en premier lieu, car beaucoup de gens peuvent manifester des troubles de la personnalité – dédoublement, schizophrénie –, du comportement – troubles bipolaires –, des tendance à la dépression ou je ne sais quoi encore. Mais pas Alice. Ni schizophrénie, ni psychose maniaquo-depressive. Néanmoins, elle n'est pas dans ce qu'on pourrais appeler la “normalité”. Non, pas du tout.
    Lorsque l'on ne la connait pas, Alice peut paraitre incroyablement manipulatrice et calculatrice. Elle l'est, certes. Mais elle l'est beaucoup moins que ce que l'on pourrait penser dans un premier temps. Aux premiers abords, Alice est mystérieuse, fouineuse, peu confiante. Méfiante. Dès fois, ses remarques désobligeantes la rendent presque méprisante. Elle semble se payer la tête de tout le monde en permanence. Elle vous regarde, là, droit dans les yeux, et elle tape pil-poil là où ça fait mal. Un sixième sens pour trouver les complexes des autres ? Peut-être en est-elle dotée. Alice, lors des premières rencontres, n'ouvre la bouche que pour désapprouver quelqu'un, sauf si elle a peur ou qu'elle n'a pas d'autres issus que de se fier à la personne face à elle. En effet, elle a tendance a n'accorder sa confiance que très difficilement. Pour gagner cette confiance – bien dissimulée sous une forteresse de mauvais comportements – il faut de temps et de la patience. Loin d'être imprudente, elle est même trop prudente. Quand elle ne connais pas quelqu'un, elle aime l'ennuyer ou l'ignorer royalement. Alice déteste les personnes trop naïves et trop niaises, lorsqu'elle les rencontre elle prend un malin plaisir à les déstabiliser, à les briser, les faire pleurer. Oui, elle aime chercher les autres jusqu'à leur énervement extrême, mais il ne faut surtout pas l'énerver elle. Alice est très susceptible, aussi elle s'énerve bien plus rapidement que ces pauvres victimes. Vous la cherchez ? Elle vous lance une belle réplique bien sarcastique. Vous continuez ? Elle tente de vous ignorer. Vous insistez encore ? Cette fois-ci, la demoiselle peut en venir aux poings. Mais si vous vous accrochez comme il faut et que vous réussissez à acquérir la rare et précieuse confiance de la jeune fille, alors vous découvrirez que son véritable caractère est tout autre – et, en sommes, beaucoup plus sympathique.
    Alice est au plus profond de son cœur quelqu'un de gentil et d'affectueux. Lorsqu'elle donne sa confiance, elle donne comme une petite partie d'elle-même, et rien ne sera dès lors plus important que la personne qui a gagné cette confiance. Alice est fidèle, loyale. Jamais elle ne fera de coups bas aux personnes qu'elle considère comme ses amis, jamais elle ne trahira leur parole ou un secret. Elle sait garder ces petites choses importantes. D'ailleurs, Alice ne parle pas beaucoup plus à quelqu'un qu'elle connait qu'à quelqu'un qu'elle ne connait pas. Elle n'est pas du genre à se confier, plus à laisser les autres se confier à elle. Elle est très attentive aux autres, un peu empathique, elle sent facilement lorsque quelqu'un est mal. Alice préfère s'occuper des autres que de s'occuper d'elle-même, aussi elle n'est pas du tout coquète et se contente de se qu'on lui donne. Lorsqu'elle doit faire un choix, elle le fait posément, et elle tente toujours de choisir au plus juste. Malheureusement elle est parfois un peu trop influençable, les gens en lesquels elle a confiance peuvent facilement lui faire prendre de mauvais choix. Mais la petite est intelligente, et ne se fit ainsi rouler que par des gens en qui elle a une entière confiance : jamais un inconnu ne l'incitera à faire quoi que se soit. Mais cette manie de se méfier de tout la rend parfois un rien paranoïaque...

    VICES : J'ai beau chercher, je n'en vois aucun. Alice ne boit pas, ne fume pas, ne joue pas, et n'a développé ainsi aucune addiction et aucun vice.
    PETITES MANIES ET HABITUDES : Alice a la sale manie de voler au lieu de demander et de payer – même lorsqu'elle a des sous. Ce n'est pas purement méchant ou radin, c'est juste une habitude, un réflex, une légère tendance à la cleptomanie.
    PEURS ET PHOBIES : La jeune pré-adolescente a peur des insectes, plus particulièrement des fourmis et des tiques. Ces petites choses qui vous grimpent dessus, qui se poste sur vous, qui... beurk. Alice se refuse même d'y penser.
    AIME/AIME PAS : Alice aime, globalement, les choses fraiches. Comme les légumes et les fruits, surtout les concombres ou les poivrons. Alice n'aime pas le poisson, ni cru ni cuit, et aime cependant les viandes très rouges. La jeune fille aime boire de l'eau et nul autre boisson, sucrée ou encore alcoolisée. Elle n'aime pas ce qui est trop sophistiqué, trop pompeux ou trop sur de lui. Alice aime ce qui est sobre.
    SOCIABILITÉ : Alice est très peu sociable. Elle n'aime pas les fêtes, les endroits bourrés de monde, devoir tenir compagnie à quelqu'un que l'on connait à peine. Il est très difficile de la faire sortir de sa carapace, elle peut être plus taciturne encore que solitaire.

POUR TERMINER
    VOTRE PETIT NOM/PSEUDO : Lola-Kim. La gamine qu'a posté sa question stupide y a quelques temps, c'est moi ><
    COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT LE FORUM : Takuetsu No Gakuen.
    ET LE RÈGLEMENT :[VU PAR NOAH] et [VU PAR NOAH]


Dernière édition par Alice Lavender le Dim 6 Sep - 17:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: .~. Alice Lavender .~. [FINI ! (ouf)]   .~. Alice Lavender .~. [FINI ! (ouf)] EmptyDim 6 Sep - 17:37

BIOGRAPHIE DE VOTRE PERSONNAGE
    HISTOIRE : Il était une fois...
    Ainsi commencent tous les contes de fées. « Il était une fois... » Il était une fois une ville, Paris. Paris, la ville des lumières, la ville des Droits de l'Homme. La Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, le Louvre, tous ces monuments magnifiques, toutes ces boutiques. Quand on parle de la capitale française, on pense au bon fromage et au bon vin. Est-ce qu'on pense aux bonnes prostituées ? Non, nous n'y pensons pas. Marie est prostituée. Embauchée comme “serveuse” dans un bar, son utilité est vite devenue tout autre. Le patron lui fournit une chambre. D'après lui, elle peut y dormir si elle veut. Oui, c'est ça. Elle y dort, elle y bouffe, et en échange tout l'argent récolté avec son corps revient au patron. Quelle belle vie. Marie traine tard dans la rue, légèrement habillée, et entraine derrière elle les futurs clients. Ils boivent quelques verres, puis tous ou presque finissent dans la chambre. Ah, qu'elle est belle la vie de Marie... Lorsqu'elle sort de temps en temps, elle peut voir au coin de la rue une affiche disant « La capote protège du sida ». Ouais, la capote protège du sida. Et aussi d'un accident nommé Alice.
    En deux temps et trois mouvements, l'affaire était pliée. Marie était enceinte, enceinte de l'un de ses clients. Après, savoir lequel... Marie, étant donné son emploi, ne pouvait pas avoir une idée exacte du père de son enfant. Non seulement il était rare qu'elle échange plus de trois phrases avec ses clients, mais en plus elle en avait eu des dizaines, et il était impossible de savoir lequel d'entre eux était le père. Quoi qu'il en soit, Marie avait décidé de ne pas avorter. Après des journées entières de doute, la jeune femme su qu'elle devait garder son bébé, son enfant. Elle en informa le patron du bar. Évidemment, ce dernier ne fut pas aussi... réjouit par la nouvelle. Il perdait de l'argent, tout simplement. Alors il renvoya Marie, parce que continuer le métier après un accouchement était, à l'entendre, impossible. De toutes façons, il trouverait bien une autre fille perdue pour remplacer Marie. Marie. Elle ne voyait pas encore l'horreur de son avenir – elle n'en avait, pour ainsi dire, aucun. Elle était aveuglée par le bonheur d'attendre un enfant, le bonheur de sentir quelques coups de pieds dans son ventre, de temps à autres. Jusqu'au jour où son “patron” la mit à la porte, une bonne fois pour toutes. Marie se retrouva à nouveau dans les rues. Son heureux évènement se transforma peu à peu en tristesse promise. Quel avenir, pour son enfant ? L'avenir d'une rue ? Dormir dans la crasse, manger dans la crasse, et vivre dans la honte ? Malgré tout ça, Marie garda son ventre rond, jusqu'à le perdre. Pas de fausse couche, non. C'était Alice, qui arrivait, en plein moi de mai.
    Marie su de suite de quel client était issue Alice. Les eux légèrement bridés, le sourire en coin et les cheveux noirs, tout cela la conduisait au même client, au même homme. Un japonais d'après elle. Mais peu importe. Marie nourrissait sa fille comme elle le pouvait, l'allaitant en pleine rue, sans aucune alternative. L'idée d'aller dans un foyer social la répugnait : ces endroits étaient sales, l'intimité inexistante et pour être sur de ne pas se faire voler ses affaires il fallait aller jusqu'à se laver avec. Marie avait honte d'elle-même, mais elle était forte. Elle éleva Alice du mieux qu'elle pu. Mais manger devenait de plus en plus dur, et faire la manche dans le métro ne menait qu'à quelques centimes. Marie se mit à voler, et Alice prit vite exemple sur sa mère. La fillette, dès ses cinq ans, se montra agile et rapide, très habile aussi pour détourner l'attention des gens. Alice n'allait pas à l'école, mais sa mère lui apprit à lire, à écrire et à compter, seule. Alice vit en sa propre mère une héroïne chevaleresque, incroyable et mystique. Jamais la petite fille ne se douta du sombre passé de Marie, c'était même impossible à penser. Les années passèrent, vivre dans la rue devenait une petite routine. Mais évidemment, dès qu'une routine s'installe, le destin vient la briser.
    Marie finit par tomber malade. On ne savait pas quoi, mais on savait certainement comment : la saleté des rues, la nourriture avariée qu'elle mangeait parfois... Alice voulut emmener sa mère chez le médecin, ou à l'hôpital, mais elle refusa. C'était, disait-elle, un rhume, un bon vieux rhume et rien de plus. Mais ce n'était pas qu'un rhume, bien sûr. Un soir, Alice surprit sa mère cracher du sang. La petite fille avait sept ans. Marie toussait, toussait, toussait... et puis dans sang sortait de sa bouche, englué, comme ancré dans sa gorge et ses poumons. Alice traina sa mère à l'hôpital. Trop tard. Alice fut placée dans une famille d'accueil qui demanda à l'adopter. Ainsi la fillette se retrouva avec le nom des Lavender. Lavender. Une famille riche, avec une enfant gâtée et un père PDG. Génial. La maison du bonheur. Inutile de dire que Alice se retrouvait comme un poisson dans un arbre, avec ces gens habitués au luxe. Mais le véritable cauchemar, c'était Anne-Sophie, sa “sœur”.

    Comme tous les soirs, Alice et Anne-Sophie se lavaient ensemble, dans le même bain. Anne-Sophie avait un an de plus qu'Alice, et elle avait de longs cheveux blonds et ondulés, un visage d'ange et un sourire charmeur. Mais au fond d'elle, cette gamine était un véritable peste. Dès qu'on laissait seules des deux jeunes filles, dans leur bains, l'horreur commençait. Allons-y, cours de torture personnalisés. Anne-Sophie commençait toujours par la même phrase :

    « Alors Alice-la-Saucisse, on a perdu sa maman ?
    Alice ne répondait pas. Elle savait se qui l'attendait et s'apprêtait à subir en silence, comme tous les soirs. Anne-Sophie attrapait soudainement les cheveux d'Alice et les tirait à les arracher, chuchotant perfidement dans l'oreille de la brune :
    « Ils sont sales tes cheveux, clocharde. Très sales, très très sales. Ta maman ne t'a pas appris à les laver ? Non ? Et ben moi je vais le faire ! »
    Anne-Sophie plongeait illico la tête d'Alice sous l'eau, la maintenant ainsi durant plusieurs secondes. Quand elle sortait enfin la brunette essoufflée, c'était pour allumer la paume de douche et lui envoyer tantôt un filet d'eau glaciale, tantôt un filet d'eau bouillante, dans la figure et dans le dos. La blonde lui enfonçait les ongles dans la chair et lui mordait l'avant bras. Alice ne ripostait pas : si elle le faisait, elle savait que la rue était de nouveau pour elle. Marie était morte depuis quelques temps, et tout espoir de survie aurait été anéanti. Anne-Sophie lui tirait les oreilles et insistait plusieurs fois sur la mort de Marie, détaillant parfois la souffrance – imaginée – de la jeune femme.
    Mais un jour, Alice ne put plus supporter tout ça. Elle lança un regard noir à Anne-Sophie et lui envoya une baffe en pleine figure. La blondinette tenta de la lui rendre mais Alice continua, la rouant de coups. En proie à une grande rage, la brunette lui renversa des produits sur la tête, la frappant avec des bouteilles de shampoing. Alice ne pouvait pas s'arrêter. Elle empoigna les cheveux de la blondasse et enfonça sa tête dans l'eau. Mais avant, Anne-Sophie eut le temps de crier. Crier tellement fort de ses parents l'entendirent. Quand ils entrèrent dans la salle de bain, Alice était en train de noyer la blondinette.

    En suite, tout s'accéléra. Les Lavender prirent Alice dans leur voiture, roulèrent vite, très vite, jusqu'à l'emmener jusqu'au fin fond de la ville. Dans un quartier qu'Alice connaissait bien. Le quartier de son enfance, son enfance de clocharde. Oui. Sans prendre compte des lois, la famille Lavender laissa Alice sur le bas-coté et repartit comme elle était venue. Et Alice, perdue dans le quartier, ne tarda pas à comprendre qu'elle venait de retrouver sa vie de clocharde.
    Alice subsista un an dans les rues. Elle réussissait encore à voler, elle réussissait à combattre la faim. Oui. Jusqu'au jour où on inventa l'informatique, les systèmes de surveillances par caméra, qui se multipliaient à vue d'œil, jusque dans le quartier malfamé d'Alice. La jeune fille, âgée de douze ans, n'essaya même plus de voler. Elle n'essaya plus de résister à la famine, de résister à la mort.
    Alice attacha à son poignet ses deux bracelets fétiches, et elle se mit en route. Elle marcha, aveuglée par la faim, elle ne voyait même plus ses pas, ni les rues. Pourtant elle ne cherchait pas à manger, non, pas à manger. Alice cherchait à s'épuiser. Marcher pour se libérer des liens qui l'enchainaient depuis trop longtemps – douze ans. Douze ans d'enfer, douze ans à être continuellement cachée, perdue, enfermée. Alice marcha des heures, la faim lui tiraillant le ventre, lui tordant l'estomac. Elle marcha à en perdre haleine, à en perdre toute force. Ne voyant plus rien, ses yeux devenus aveugles avec la fatigue, Alice se cogna la tête contre une paroi tranchante, fort. Le sang se mit à couler abondamment, dégoulinant dans le dos d'Alice. Lorsque le liquide bouillant atteignit sa nuque, la demoiselle vit alors le monde tel qu'il était : clair, net, précis, elle était désormais capable de distinguer n'importe quel détail. C'était comme si, d'un seul coup, on lui avait enlever un voile qu'elle avait sur les yeux depuis sa naissance. Elle voyait tout plus précisément, la rue sale acquérait un sens et une beauté légendaire. Alice, exténuée, se laissa tomber sur les pavés crasseux d'une rue étroite, déserte. Dans quelques heures, la rue serait emplie de personnes douteuses. Alice regarda une dernière fois le ciel bleu, parsemé de nuages blancs. Alors elle se demanda si c'était là-bas que sa mère était, l'attendant avec impatience. Alice sourit doucement – à moins que son sourire n'eut lieu que dans sa tête ? – avant de fermer les yeux. Elle laissa ses paupières lourdes recouvrir ses orbites. Elle laissa le sang couler sur les pavés, passer entre et se faufiler jusqu'à la bouche d'égout. Elle laissa le silence l'envelopper. Et derrière ce bar, au coin de cette rue où une affiche indiquait « La capote protège du sida », une jeune fille de douze ans nommée Alice attendait patiemment l'heure de son trépas.

    FAMILLE :Marie : la mère d'Alice. Elle fut son héroïne, sa justice, son modèle. Les deux personnes entretinrent une relation de confiance totale et étroitement magique.
    M. et Mme. Lavender : Les parents adoptifs d'Alice. Elle ne les a jamais considérés comme ses parents, ses relations avec eux étaient... simples, le strict minimum.
    Anne-Sophie Lavender : La fille des Lavender. Si le diable avait eut un nom, à coup sur il se serait prénommé Anne-Sophie. Alice la hait.
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MessageSujet: Re: .~. Alice Lavender .~. [FINI ! (ouf)]   .~. Alice Lavender .~. [FINI ! (ouf)] EmptyMar 8 Sep - 10:44

Très belle fiche, je n'ai rien à redire !!!
Bienvenue et FICHE VALIDÉE !
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